Los Angeles, catalyseur du cool / Age of Glow(ry)

18 juillet 2019

À travers le monde, le Glow rayonne. De Paris à Shanghai, en passant par Los Angeles, ce mot anglais est sur les lèvres de toutes les femmes que nous avons rencontrées et qui cherchent à briller. Au sens propre comme au figuré. Comme écrit récemment dans un des suppléments du journal le Monde, consacré au sujet,  » on troque rouge à lèvres et fond de teint contre gourde, sachet de tisane et une taie d’oreiller en soie. »

Le Glow, est-il le nouveau signe extérieur de richesse ? Une beauté qui n’a l’air de rien mais qui nécessite paradoxalement toute une palette de soin, de cure de gélules, de massages faciaux. 

Si ce phénomène s’est d’abord installé dans la routine beauté des angelines, désormais, le Glow ou la mine brillante semble être leur nouveau repère esthétique, ringardisant le ‘mat’ qui les enfermait dans une forme de contrôle (« Je contrôle mon sébum comme je contrôle ma vie »). Cette montée du Glow révèle cette envie féminine de s’affranchir des codes et des normes de beauté figés et de se poser comme une rupture au phénomène beauté antagoniste, le contouring.

Avides de liberté et de spontanéité, elles laissent leurs peaux briller, fières d’alléger ce maquillage qui agissait comme un filtre sur leur beauté et sur leur vie. L’orientation vers des marques de cosmétiques transparentes, autant dans leurs compositions que dans leurs discours, où vers la self-fabrication de produits de beauté, paraît naturelle.

Au delà du visage, le Glow résonne jusqu’au corps, incitant les femmes que nous avons rencontrées lors de notre étude à Los Angeles, à réclamer des corps féminins plus naturels, plus réels et moins retouchés dans les publicités.

INSIDE & OUT BEAUTY

Le produit cosmétique, seul, ne suffit plus à véhiculer la beauté. Celle-ci s’intègre dans une vision plus globale, où une peau saine se prépare d’abord de l’intérieur pour résonner en lien avec l’ensemble du corps. À la recherche du Glow absolu, les femmes adoptent une vie ‘healthy’ : le bien manger devient une obsession (pour le corps, l’esprit, les enfants et la planète), et la pratique du yoga une nouvelle norme.

 

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