TRENDSHOT FROM BRUXELLES I LES NOUVELLES PÉPITES DE LA CAMBRE

29 septembre 2017

Lorsque l’on pense mode belge, la capitale Bruxelloise reste vite dans l’ombre de l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers, par laquelle sont passés les fameux « Six d’Anvers » (pour rappel Walter Van Beirendonck, Ann Demeulemeester, Dries Van Noten, Dirk Van Saene, Dirk Bikkembergs et Marina Yee). Néanmoins, grâce à l’école de la Cambre Mode, Bruxelles connaît, depuis peu, un regain d’intêret, notamment par la célébration, cette année, de deux de ses anciens étudiantes, récompensées par le prix LVMH.

La première, Marine Serre, diplômée de la Cambre l’an dernier, vient de remporter le prix LVMH après avoir été sélectionnée au Festival de Hyères et au Grand Prix de l’Andam. Déjà à l’issue de son défilé de fin d’année, le concept-store parisien The Broken Arm avait acheté ses pièces. Dover Street Market et Opening Ceremony avaient suivi flairant indubitablement le succès latent. Sa collection « Radical call for love » mêle influences arabes et sportswear. Jupes bouffantes inspirées de costumes arabes du 19e siècle, croissants de lune qui deviennent logos ; Marine Serre nous rappelle combien le sens du détail est nécessaire à la simplicité.

Cette rigueur demandée par La Cambre se mêle à une grande liberté et indépendance. Plus qu’un héritage de la mode belge, La Cambre leur apporte un état d’esprit, une approche conceptuelle du vêtement qui séduit une industrie à la recherche d’un nouveau souffle. ­

       

Mariam Mazmishvili, la deuxième success story made in la Cambre, remporte quant à elle le prix LVMH Graduate Prize, bénéficiant ainsi d’un poste dans la maison Louis Vuitton. Sa collection s’inspire d’une vision sculpturale du corps de la femme, une « femme vase » aux lignes épurées. Entre inspirations minérale et végétale, ses pièces sont brodées de fleurs naïves aux couleurs pop et les empiècements font référence à l’art Japonais, le Kintsugi qui répare les poteries cassées avec de l’or pour leur redonner vie.

 

On gardera donc un œil sur les derniers talents révélés par le défilé de fin d’année 2017 de l’école qui a eu lieu au début du mois de juin. Ester Manas (photo 2) y a fait sensation avec sa collection « Big Again » portée par un girl squad prônant la diversité du corps féminin. Adele Andreon et Clovis Nix (photo 1) en 5e année ont également été salués par le jury ainsi que Cyril Bourez (photo 3) en 4e année pour sa collection « Merci Beaucoup » qui réinvente les pièces iconiques du vestiaire masculin qui ont marqué son enfance.

Photo de couverture Mariam Mazmishvili & Written by Sophie Espitalié

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